Pourquoi le marché français du PV est-il si prometteur ?
Apr 10, 2023
En mars, la startup française SolarinBlue a déployé le PV offshore en mer Méditerranée, à 1,5 km du port français de Sète.
Selon le Département de la statistique et de la recherche (SDES) du gouvernement français, la France dispose d'une capacité installée cumulée de seulement 13,2 GW d'énergie photovoltaïque d'ici septembre 2021 et de 14 GW d'ici 2022, ce qui en fait la troisième plus grande capacité installée en Europe.

Malgré ce classement élevé, la France accuse toujours un retard par rapport à l'hydraulique et à l'éolien en 2021.
Selon les prévisions françaises pour 2022, la capacité PV globale de la France passera à 20 GW d'ici 2026, avec une moyenne de 2 GW par an à partir de maintenant. Cela signifie bien sûr que le PV deviendra la première source d'énergie renouvelable en France dans les années à venir.
Les incitations françaises pour le PV sont encore relativement bien en place.
Le gouvernement français propose des incitations détaillées pour le solaire photovoltaïque, telles qu'un tarif de rachat pour le photovoltaïque domestique, qui permet aux producteurs d'énergie de vendre de l'électricité à un prix supérieur à celui du marché. Une autre incitation offerte par le gouvernement français est de soutenir les systèmes photovoltaïques pour usage propre et d'augmenter les excédents du réseau, mais seules les installations photovoltaïques sur les toits jusqu'à 100 kW de pointe sont éligibles au financement.
À la lumière de ce qui précède, plus de 70 % des répondants à l'enquête 2022 sur les clients français du solaire domestique ont exprimé leur confiance dans l'énergie solaire. Cette confiance se reflète dans l'augmentation du nombre de PV domestiques, qui croît rapidement, en particulier dans le segment du marché des ménages d'une puissance inférieure à trois kilowatts.
De plus, la politique du gouvernement français en matière de PV est relativement forte. Dans le domaine du PV distribué, en novembre dernier, le Sénat français a favorisé qu'à partir de juillet de cette année, il soit obligatoire d'installer du PV distribué dans les parkings, une demande du marché pour ce segment d'environ 11 GW.

En février de l'année dernière, le président français Macron a dévoilé les objectifs de la France pour le développement de l'industrie photovoltaïque : d'ici 2050, la France veut atteindre 100 GW de capacité installée.
Par ailleurs, d'ici 2030, la France investira 1 milliard d'euros pour encourager la production locale de cellules et modules photovoltaïques et d'éoliennes offshore. Le gouvernement français estime que l'autosuffisance industrielle dans la production d'équipements d'énergie renouvelable créera un grand nombre d'emplois et, surtout, réduira la dépendance vis-à-vis des chaînes d'approvisionnement étrangères.
En plus de cela, la France ajoutera 14 nouvelles centrales nucléaires d'ici 2050. Lors de la visite de Macron en Chine, CNNC et EDF ont signé un protocole d'accord sur une "Étude prospective sur l'énergie nucléaire pour un développement bas carbone".
Macron a souligné que l'énergie nucléaire est l'un des deux piliers de la sécurité énergétique du pays, tandis que l'autre pilier est l'énergie renouvelable, menée par l'énergie solaire et éolienne. Macron a déclaré que les énergies renouvelables doivent être développées "à grande échelle" car ces technologies ne mettent pas des années à commencer à produire de l'électricité, contrairement aux réacteurs nucléaires.
Le discours de Macron a été salué par l'association locale de l'énergie solaire Enerplan. Le secteur photovoltaïque du pays ayant été quasiment démantelé ces dernières années, tout doit maintenant rattraper son retard.
Les plans d'énergie renouvelable de Macron, bien qu'ambitieux, sont toujours éclipsés par ceux de son voisin oriental, l'Allemagne - qui a déjà installé 60 GW de PV. Les objectifs de l'Allemagne sont également plus ambitieux et son calendrier plus urgent : elle prévoit de déployer au total au moins 200 GW de PV installés d'ici 2030 !







